Nos revendications

Il y a urgence !

  • L’ouverture de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) sans discriminations et dans les mêmes conditions pour tou·te·s
  • L’arrêt des opérations et médications d’assignation des personnes intersexes jusqu’au libre choix de la personne
  • Une dépsychiatrisation effective de la transidentité incluant son retrait de la liste des maladies mentales dans les textes de référence ; la prise en charge des transitions comme états de santé non pathologiques
  • Un engagement des pouvoirs publics pour prévenir le mal-être et le suicide des personnes LGBTI+, les discriminations les atteignant
  • L’interdiction des thérapies de conversion
  • Des moyens financiers, humains et matériels suffisants pour un accès effectif aux soins et à l’accompagnement en santé mentale dans le respect des besoins spécifiques des minorités sexuelles et de genre, avec des pratiques en cohérence avec les connaissances scientifiques actuelles
  • L’accord systématique du droit d’asile aux personnes LGBTI exilées fuyant leur pays à raison de leur sexe, orientation sexuelle ou identité de genre

Familles

  • La pleine reconnaissance du lien de filiation entre l’enfant et chacun de ses parents sociaux sans condition de mariage, et démarches de reconnaissance dans les mêmes conditions pour tou.te.s
  • La fin des discriminations par les centres de conservation des gamètes envers les personnes transgenres ou intersexes
  • L’arrêt des discriminations à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre dans les jugements d’adoption et de garde
  • Un encadrement par la Loi de contrats éthiques de gestation pour autrui garantissant le respect des personnes gestatrices et des enfants à naître

Personnes exilées

  • La fermeture des centres de rétention administrative
  • La cessation des renvois vers le pays d’entrée dans l’Union Européenne et l’abrogation des accords de Dublin
  • L’allongement des délais de recours lors de la procédure, l’arrêt des audiences par visio-conférence
  • L’interdiction des tests osseux visant à déterminer la minorité des personnes
  • Le respect du droit au séjour pour raison de santé
  • Un hébergement et une allocation assurées pour toute personne en demande d’asile

Santé

  • Des études épidémiologiques et des actions de prévention à destination des femmes ayant des relations sexuelles avec d’autres femmes
  • Un accès effectif et gratuit aux différents moyens de prévention des IST (Infections Sexuellement Transmissibles), du VIH et des hépatites virales, à leur dépistage, aux différents moyens de contraception, et à l’IVG sur tous les territoires
  • L’accès aux soins garanti pour toutes les personnes migrantes, sans délai de carence
  • De l’information, des campagnes régulières et pertinentes sur les IST et les différents moyens de prévention en direction des populations LGBTI+
  • La garantie universelle d’accès aux soins et aux traitements pour les personnes séropositives au VIH ou aux hépatites, y compris pour les personnes incarcérées, migrantes et travailleuses du sexe
  • La vaccination contre le papillomavirus, effective et remboursée, pour tou⋅te⋅s les jeunes, sans distinction de sexe, genre et orientation sexuelle
  • La possibilité pour les associations de pratiquer le test rapide de dépistage de la syphilis et de l’hépatite B
  • La réforme de la loi de 1970 sur les produits psychoactifs qui pénalise les consommateur·rice·s et entrave la prévention et la prise en charge des addictions ainsi que la réduction des risques
  • L’organisation effective des 3 h par an d’éducation à la vie affective et sexuelle de la maternelle au lycée, prévue par le Code de l’éducation
  • La dissociation des revenus des conjoint·e·s pour l’attribution des AAH (Allocations Adulte Handicapé·e)

Sexe et identité de genre

  • Le changement de la mention du sexe et du prénom à l’état civil libre, gratuit sur simple déclaration en mairie, sans expertises et sans stérilisation forcée
  • L’abolition du système de genre administratif, dont la mention de sexe à l’état civil, le numéro INSEE et leurs mentions sur les papiers d’identité
  • Le libre choix de son parcours de transition et ses médecins, conformément à la loi, et l’abolition des protocoles inhumains encore existants, notamment ceux de la F-PATH (SOFECT)
  • Le respect du droit à la vie privée des personnes transgenres et intersexes dans tous les aspects de la vie sociale : civilité et prénom d’usage, mentions de modification de l’état civil, dossiers médicaux
  • Des études épidémiologiques sur les personnes intersexes d’une part et sur les personnes transgenres d’autre part afin d’identifier et de prendre en compte leurs spécificités
  • L’indemnisation des personnes intersexes victimes de mutilations

Lutte contre les discriminations

  • L’abrogation de la loi de pénalisation des clients de travailleur·se·s du sexe et des arrêtés municipaux ou préfectoraux réprimant la prostitution et mettant en danger les travailleur·se·s
  • Un engagement des pouvoirs publics dans la lutte contre la sérophobie
  • Une éducation populaire, dès l’école, à l’égalité et la diversité des sexes, identités de genre et relations affectives
  • La mise en place d’actions concrètes face à toutes les formes de harcèlement et de violences, notamment en milieu scolaire, au travail, sur Internet et dans l’espace public, en prévention et dans la prise en charge des victimes
  • Des politiques publiques dotées de moyens suffisants pour faire respecter la loi et lutter contre les discriminations dans l’accès à l’emploi et dans le monde du travail
  • La révision des critères d’exclusion du don de moelle osseuse, actuellement fermé aux hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec des hommes
  • Des moyens matériels, humains et financiers aux associations de défense des droits humains
  • L’intégration des différentes sexualités, sexes et identités de genre dans les programmes de formations initiale et continue (enseignement, santé, administrations, forces de l’ordre, etc.)